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Un cursus à visée thérapeutique

Préambule

La montée des violences préoccupe les collectivités et les autorités. L'Etat met en place des moyens de lutte par la répression, la sanction des coupables et la protection des victimes.

Le Sas – par son action veut intervenir au niveau de la prévention des violences,  en proposant quatre étapes d'interventions: (dans l'ordre suggéré)

Les 4 clés du concept Sas

1- Ateliers à visée thérapeutique, thérapie de groupe, en faveur de victimes de violences et d'adultes potentiellement violents.

2-L'intervention ponctuelle sur les conséquences spirituelles des traumas, nommée OPACO (OPération A Coeur Ouvert).

3- Un travail en profondeur sur les parties brisées du coeur, nommées ETAL (ETats ALtérés de la Personnalité).

4- Une pratique de La Palabre, l'apprentissage des relations humaines, renforcement de concepts tel que la loyauté, l'endurance, la justice, la vérité aisni que la prise en compte des limites, des normes, ainsi que la découverte du sens de l'action.

 

Le Sas – Un service social privé, un lieu facile d’accès où les frustrations et les colères peuvent être entendues, facilitant l'expression, à l'écoute de l’intelligence du cœur, pour permettre de retrouver le lieu de rupture de relations et d’exprimer ses émotions.

La Sas – C’est découvrir et construire sa véritable identité/personnalité.

Le Sas – Un lieu de passage protégé, qui permet d'aller à la racine de la souffrance.

Validité de la thérapie de groupe

Type de thérapie de groupe

Cognitivo- comportementale avec ajouts ponctuels liés aux besoins du groupe - Bas seuil -  Fermée – Brève – Avec un cursus défini, comportant un début et une fin. Exigence de confidentialité requise des participants autant que des intervenants.

Une fois par semaine (sauf vacances) – 1h30 heures sur 24 à 26 rencontres (temps de pause - collation à ajouter) et un bloc de 3 à 4 jours consécutifs en fin de thérapie. (Selon besoins et demandes)

Approche intégrative, Pneumato- psycho -somatique, Freudienne,  Jungienne et Systémique.

Objectif de l'action du Sas

Permettre l'émergence d'une identité renforcée, la restauration de la communication et des relations dans la sphère du couple, de la famille, du travail, de la société en général, par la guérison des traumatismes psychiques engendrant des troubles importants du quotien émotionnel.

Baisse des coûts de la santé liés aux problèmes physiques, nommés "maladies psychosomatiques" et au mal-être récurrent, aux ruptures de relations, par une action ciblée, de courte durée.

Public concerné

Le processus à visée  thérapeutique dans les Ateliers du Sas, est destiné aux personnes souf­frant de PTSD ( Stress post-traumatiques)

Adultes, hommes et femmes provenant de diverses couches sociales, en prise avec des comportements de violence dus à des deuils non assumés suite à:

A- Abus divers

L'agression dont sont victimes les enfants, soit par l'abus sexuel, l'incestualité, des suites d'une perte de grossesse volontaire ou non, de négligences, de ruptures affectives graves, des paroles dévalorisantes et de condamnation, mènent à un processus de repli sur soi et d'ambivalence, provoquant des désordres psychologiques profonds au sein de la personne et dans la famille affectant les relations sociales, la créativité, la santé et s'ils ne sont pas résolu, ils se transmettent de générations en générations.

En ce qui concerne les avortements, les violences telles que le viol ou l'inceste, les traumatismes que subissent les enfants affectent aussi ceux qui en sont les auteurs, les liens affectifs les rendant solidaires les uns des autres. Personne ne peut blesser sans être blessé. Personne ne peut tuer sans tuer quelque chose en lui-même.

La cellule familiale étant la cellule de base de la société, quand la famille souffre, la société en subit les dommages.

Selon les statistiques, il semble que les mauvais traitements ( abus, violences, négligences) et les pertes de grossesses, comme entre autre l'avortement soient étroitement liés.

Une perte de grossesse élimine à la fois l'enfant dans le sein de la mère, mais aussi « l'image de l'enfant » de la mère, son être intime. Il casse le processus génétique et provoque des réactions profondes dans l'être de la femme. On découvre aujourd'hui que le père de l'enfant en est aussi affecté et que lui aussi devrait entamer un processus de deuil.

Les conflits non résolus divisent la personne. Les parties brisées qui portent les douleurs liées aux violences vécues réagissent en protection, souvent d'une manière exacerbée qui perturbe les relaitons sociales de la personne concernée. Plus il y a répétitions d'un même type d'abus, et plus la protection sera renforcée et l'accès aux soins sera donc rendu plus difficile.

L'intensité des symptômes dépend du nombre de pertes précédentes, d'une éducation cadrante et sécurisante ou non, du renforcement des ETALS, d'une partie altérée importante qui peut s'appeler DENI, cautérisants les sentiments de la personne, renforçant sa détermination à supprimer toutes tentatives faites par d'autres de mettre ses douleurs et ses conflits en lumière.

Les plus importants, et les plus fréquents sont:

L'utilisation d'une approche systémique est indispensable. On découvre le poids de l'hérédité familiale qui comporte la plupart du temps des tragédies de violences sur plusieurs générations, et souvent dans des circonstances de vie identiques. Elle fera l'objet d'un processus de deuil ainsi que les conflits de couples et familiaux engendrés par la spirale de violence.

L'image déformée qu'une personne victime de violences aura d'elle-même, ce qu'elle au­rait pu être si les circonstances de sa vie avaient été différentes, la perte d'une vision Idéalisée de sa famille, père, mère, conjoint ainsi que d'autres personnes proches feront aussi l'objet d'un processus de deuil.

B - L'lncestualité

Dans la revue > Médecine et Hygiène > d'avril 1996 sous la plume de deux médecins M. Hurni et G. StolI, en page I, il est écrit: « Un constat en tout cas généralement admis par les sexologues aujourd'hui est que les troubles de la sexualité ne sont pas que des symptômes anodins (re)découverts il y a trente ans et soi-disant aisément guérissables, mais bien des signes d'un trouble de la personnalité profond, du moins pour ce qui concerne une majorité de patients qui nous consultent actuellement. Dans un sens analogue, un autre pas important a pu être accompli lorsque des troubles sexuels ont pu être mis en rapport avec une dynamique de couple perturbée. Là encore, beaucoup plus profondément qu'il n'y paraissait de prime abord. Les concepts de perversion narcissique développés par Récamier et Eier ont été précieux pour la compréhension de telles interactions. > (. . . .) <

 …la fréquence insoupçonnée des incestes dans les familles et leurs dégâts épouvantables tant dans l'enfance que dans l'âge adulte. Tous les domaines psychiques - on pourrait même dire existentiels s'y voient affectés.

« L'incestualité désigne donc un climat familial dans lequel l'enfant est amené contre son gré, mais de façon encore plus pernicieuse que dans l'inceste, à accueillir les désirs sexuels d'un ou des deux parents abuseurs et à les satisfaire, au prix de sa propre sexualité. il constitue une forme méconnue de ce que l'on est en droit d'appeler un meurtre psychique.>

 

(Incestuel désigne et qualifie ce qui dans la vie psychique individuelle et familiale, porte l'empreinte de l'inceste non fantasmé, sans qu'en soient nécessairement présentes les formes physiques. > (Définition du Prof. P.-C. Récamier *Cortège conceptuel* Lyon Ed. Apsygée 93>

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